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l'europe serre la bride au Pmu

pmu course bookmaker
Le diable pour la profession a un nom. C’est le bookmaker, aujourd’hui présent un peu partout en Europe et qui se sent pousser des ailes à l’ère d’un réseau planétaire se jouant des frontières et réglementations. «Les laisser entrer en France, c’est ouvrir la porte aux bandits», affirme Corinne Barbe, propriétaire et entraîneure, à la tête d’une PME de 29 chevaux et 11 salariés à Chantilly. Bottes et veste Barbour de rigueur, cette ancienne gagnante du prix de Diane raconte son «dur métier» au bord d’une piste du centre d’entraînement des Aigles à Chantilly où elle assiste tôt chaque matin à l’exercice de ses galopeurs. «Nous vivons dans une économie précaire. Pour en vivre, il faut courir beaucoup et bien placé pour toucher les primes dont le montant est fonction des enjeux.» Et le bookmaker ? «Sa logique est bien différente, poursuit-elle. Lui prend l’argent des parieurs et ne redistribue rien à la filière, à part quelques miettes sur ses bénéfices...
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