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Le contrôle fiscal reste faible

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En 2007, la fraude fiscale a représenté un manque à gagner de 40 milliards d'euros pour l'Etat. Le syndicat national unifié des impôts (SNUI) réclame davantage de moyens pour mener plus de contrôles. «Il existe une vraie injustice dans le contrôle fiscal», dénonce mardi le SNUI. Pour son secrétaire national, Vincent Drezet, «il vaut mieux être une personne mobile, capable de se déplacer en Europe qu'un salarié qui essaie de gratter 5% aux impôts.» Et si le syndicat se félicite du croisement des fichiers fiscaux et sociaux, il craint pourtant que l'on se focalise sur la «petite fraude» aux allocations plutôt que sur le contrôle des sociétés ou le blanchiment d'argent. Les chiffres de l'OCDE sont éloquents : en 1985, les investissements directs dans les places «off shore» représentaient 4% des investissements mondiaux contre 15% actuellement. Pour le SNUI, la procédure mise en œuvre pour lutter contre «l'évasion et la fraude fiscale est la plus ‘frustrante'.» Le syndicat constate, impuissant, que «l'évitement de l'impôt est rendu plus facile à l'international.» Ce dernier réclame ainsi plus de moyens, «non seulement humains mais aussi juridiques» alors que le «contrôle fiscal est nécessaire et citoyen, ce qu'on ne paye pas, un autre le paiera.»...
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