La surenchère de promesses de cadeaux fiscaux a dominé la campagne italienne

Dans l'ordre : emploi, pouvoir d'achat et impôts. "Ce sont les thèmes économiques qui orientent le plus le vote des Italiens", a indiqué, jeudi 10 avril à Rome, Nando Pagnoncelli, directeur d'Ipsos Italie. Selon le responsable de l'institut de sondages, c'est aussi sur ces questions que se détermineront les indécis, encore nombreux à deux jours des élections législatives anticipées des 13 et 14 avril, après la chute du gouvernement de centre-gauche de Romano Prodi, le 24 janvier. Dans un pays qui s'est appauvri depuis 2000, où une famille sur cinq a un revenu inférieur à 1 200 euros, les sombres perspectives de l'économie mondiale ont de quoi inquiéter. Le Fonds monétaire international (FMI) a confirmé, mercredi 9 avril, que la croissance italienne ne dépassera pas 0,3 % au cours des deux prochaines années. Cette prévision est jugée "plus que jamais réaliste et crédible" par les spécialistes du centre d'études économiques CERM de Rome. Au lendemain de la publication de données de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) montrant un taux de croissance négatif de la productivité en Italie de 2001 à 2006 (- 0,5 % contre + 1 % en France), ils annoncent "l'économie italienne proche de la léthargie"....
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