L'argent sale prospère dans les paradis fiscaux
02 juin 2008 - paradis fiscaux
Il y a trois mois, fin février, éclatait l’affaire du Liechtenstein. Un CD-Rom, acheté par les services secrets allemands, divulguait une liste de 1 400 fraudeurs présumés du fisc (dont 600 Allemands, 400 Italiens, 200 Français, 100 Américains, etc.), ayant confié, en 2002, plus de 4 milliards d’euros à la banque liechtensteinoise LGT, propriété de la famille princière de cet État de 35 000 habitants, situé entre la Suisse et l’Autriche.
On sait moins que le fichier comporterait aussi des comptes de la famille royale saoudienne, de l’ex-dictateur indonésien Suharto, de narco-trafiquants italiens ou encore d’obscures grandes fortunes russes et balkaniques.
Paris espère faire rentrer un milliard d’euros dans ses caisses
Berlin a déjà récupéré 500 millions d’euros auprès de 200 fraudeurs. Et Paris espère faire rentrer un milliard d’euros dans ses caisses. En réaction à cette affaire, les deux pays ont dénoncé l’opacité des paradis fiscaux et ont promis l’étude de mesures de rétorsion au niveau international.
Après l’appel de Genève initié en 1996 par sept magistrats européens, comme au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, ces petits États avaient déjà été pris pour cible. Leur fiscalité basse et leur manque de transparence étaient supposés attirer l’argent du crime organisé et du terrorisme international.
Que s’est-il passé depuis ? Il en existe toujours autant (plus de 70, contre 25 au début des années 1970). Et plus de la moitié du commerce mondial utilise leurs services, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Les démocraties ont pris conscience du manque à gagner que représente la fraude fiscale. Cette perte de recettes équivaut à 2 à 2,5 % du PIB européen. En 2006, le Snui, le syndicat des impôts, évaluait le coût de l’évasion (légale) et de la fraude fiscale (illégale) à une somme oscillant entre 42 à 51 milliards d’euros, soit environ le déficit de la France.
Une perte de recette fiscale mondiale de 165 milliards d’euros
Au niveau international, l’ONG Tax Justice network, qui œuvre pour la justice fiscale, a calculé que 11 500 milliards de dollars (7 500 milliards d’euros) étaient placés dans les paradis fiscaux ou centres offshore par des personnes fortunées. Ce qui représente une perte de recette fiscale mondiale de 255 milliards de dollars (165 milliards d’euros) chaque année....
La suite sur la-croix.com
On sait moins que le fichier comporterait aussi des comptes de la famille royale saoudienne, de l’ex-dictateur indonésien Suharto, de narco-trafiquants italiens ou encore d’obscures grandes fortunes russes et balkaniques.
Paris espère faire rentrer un milliard d’euros dans ses caisses
Berlin a déjà récupéré 500 millions d’euros auprès de 200 fraudeurs. Et Paris espère faire rentrer un milliard d’euros dans ses caisses. En réaction à cette affaire, les deux pays ont dénoncé l’opacité des paradis fiscaux et ont promis l’étude de mesures de rétorsion au niveau international.
Après l’appel de Genève initié en 1996 par sept magistrats européens, comme au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, ces petits États avaient déjà été pris pour cible. Leur fiscalité basse et leur manque de transparence étaient supposés attirer l’argent du crime organisé et du terrorisme international.
Que s’est-il passé depuis ? Il en existe toujours autant (plus de 70, contre 25 au début des années 1970). Et plus de la moitié du commerce mondial utilise leurs services, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Les démocraties ont pris conscience du manque à gagner que représente la fraude fiscale. Cette perte de recettes équivaut à 2 à 2,5 % du PIB européen. En 2006, le Snui, le syndicat des impôts, évaluait le coût de l’évasion (légale) et de la fraude fiscale (illégale) à une somme oscillant entre 42 à 51 milliards d’euros, soit environ le déficit de la France.
Une perte de recette fiscale mondiale de 165 milliards d’euros
Au niveau international, l’ONG Tax Justice network, qui œuvre pour la justice fiscale, a calculé que 11 500 milliards de dollars (7 500 milliards d’euros) étaient placés dans les paradis fiscaux ou centres offshore par des personnes fortunées. Ce qui représente une perte de recette fiscale mondiale de 255 milliards de dollars (165 milliards d’euros) chaque année....
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