[]

La concurrence fiscale est déjà fortement réprimée en Suisse

fiscalité suisse
Les institutions européennes quémandent un traitement identique aux sociétés européennes et suisses dans notre pays. Mais alors pourquoi les fonctionnaires de l'Union européenne qui jouissent de leur retraite en Suisse sont-ils exonérés d'impôts? C'est illogique, et c'est pourtant l'une des dispositions obtenues par Bruxelles dans le cadre des Bilatérales. Face à une Suisse prompte au compromis, l'Union européenne aurait tort de se priver, d'interpréter d'anciens traités, de menacer de rétorsions et de poursuivre une harmonisation plus avancée qu'on ne le croit.
Loin de nous l'idée de mettre la Suisse sur un piédestal, un modèle de compétitivité, d'ouverture et d'harmonie. La Suisse n'a jamais été aussi éloignée du statut de paradis fiscal, du moins dans une majorité de cantons. D'ailleurs, l'absence de relation de confiance entre citoyens et Etat ne se concentre pas sur l'Allemagne. L'économie au noir représente tout de même 8,2% du PIB suisse, même si nous évitons la situation dramatique de nos voisins du nord (14,7% d'économie au noir). Un désaveu source de fuite, de «vote avec les pieds» de citoyens qui préfèrent changer de pays, malgré tous les inconvénients associés à pareille décision. 29309 Allemands ont déménagé en Suisse l'an dernier. En partie à cause des impôts. Sur ce sujet éminemment important des relations entre citoyen et gouvernement, ils n'ont pas le droit de vote. Dans le monde, moins de 50% des pays démocratiques permettent à leurs citoyens de voter sur les impôts et les dépenses publiques....
lire la suite sur letemps.ch