Les Paradis fiscaux ne sont pas le problème
21 avril 2008 - Affaires
Comment l’Allemagne a payé un escroc pour récupérer les listes d’exilés fiscaux au Liechtenstein. Dans un article paru dans le journal suédois Focus, Thomas Fischer, homme d’affaires vivant entre la France et la Suède, revient cette affaire Le gouvernement allemand a payé près de 5 millions d’euros à un individu au lourd passé criminel, en particulier pour malversations et chantage. On lui a aussi décerné la nationalité allemande et une identité protégée. En contrepartie, le criminel a fourni des relevés informatiques volés sur son lieu de travail, qu’il avait précédemment essayé – sans succès – d’utiliser pour faire chanter son employeur. L’Allemagne a proposé à d’autres pays l’accès aux listes. Le Danemark a décliné : « Nous ne sommes pas des receleurs », ont dit les Danois. Si Mme Merkel avait agi correctement, elle aurait dû rendre les documents volés et traduire le coupable en justice, ou le déférer à la justice du Liechtenstein.
Ce n’est pas la première fois que l’Allemagne se conduit brutalement à l’égard du Liechtenstein. Hitler détestait le prince du Liechtenstein, dont l’épouse venait d’une famille qui avait renoncé à la religion juive pour se convertir. Le Liechtenstein accorda la nationalité aux Juifs qui venaient de territoires contrôlés par Hitler, et le prince rejeta toutes les récriminations allemandes. Hitler n’arrivant pas à ses fins avec le Liechtenstein, il protesta auprès de la Suisse qui avait un accord de passeports et de douanes avec le Liechtenstein. les Suisses cédèrent à la pression. Aujourd’hui, c’est au tour de Mme Merkel de menacer le Liechtenstein et la Suisse de ne pouvoir être associés comme prévu aux accords de Schengen...
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Ce n’est pas la première fois que l’Allemagne se conduit brutalement à l’égard du Liechtenstein. Hitler détestait le prince du Liechtenstein, dont l’épouse venait d’une famille qui avait renoncé à la religion juive pour se convertir. Le Liechtenstein accorda la nationalité aux Juifs qui venaient de territoires contrôlés par Hitler, et le prince rejeta toutes les récriminations allemandes. Hitler n’arrivant pas à ses fins avec le Liechtenstein, il protesta auprès de la Suisse qui avait un accord de passeports et de douanes avec le Liechtenstein. les Suisses cédèrent à la pression. Aujourd’hui, c’est au tour de Mme Merkel de menacer le Liechtenstein et la Suisse de ne pouvoir être associés comme prévu aux accords de Schengen...
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