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Les banques suisses marchent sur des œufs aux Etats-Unis

Un banquier d'UBS récemment interpellé aux Etats-Unis, un gérant de Credit Suisse (next_listCSGN.VX) sous les verrous au Brésil, la France et l'Allemagne qui haussent le ton sur le dossier de la fiscalité de l'épargne: l'étau se resserre depuis quelques mois sur les instituts financiers suisses. L'évasion fiscale, facilitée par le secret bancaire helvétique, subit une nouvelle salve d'attaques.
«La récente affaire brésilienne montre que même les pays émergents commencent à lutter activement contre la fuite des capitaux et les soustractions d'impôts», note un gérant de fortune genevois. «Indéniablement, la pression s'accroît, mais le pays le plus risqué reste les Etats-Unis», ajoute le directeur d'une banque de la place, tout en voulant garder l'anonymat. Il précise que ce pays demeure néanmoins quasi incontournable en raison du nombre de personnes richissimes qui y résident. Et aucune banque suisse ne s'en est officiellement retirée. Il faut en effet savoir que plus de 100000 foyers américains disposent d'une fortune de plus de 10 millions de dollars.
Il n'empêche. «Il y a une volonté marquée du gouvernement américain de traquer l'évasion fiscale, et ce depuis plusieurs années», reconnaît Michel Dérobert, secrétaire général de l'Association des banquiers privés suisses. De son point de vue, il convient dès lors de «faire preuve de la plus grande prudence» et de ne pas favoriser l'évasion fiscale ou des actes analogues, ce qui est de toute manière contraire à la déontologie de la profession. .
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