L'Incroyable histoire du compte japonais de Jacques Chirac
20 mars 2008 - people

On se souvient que «l'affaire japonaise» a surgi dans le débat public il y a moins de deux ans, en marge de l'instruction concernant les listings falsifiés de Clearstream. Elle dérive plus précisément des «blancs» de l'audition du général Philippe Rondot par les juges Jean-Marie d'Huy et Henry Pons le 28 mars 2006, dont le procès-verbal fut publié verbatim par les soins du Monde (daté du 4 mai) — expurgé toutefois d'une déclaration restituée par le Canard enchaîné dès le mercredi suivant sous la plume, déjà, de Nicolas Beau:
«À partir de renseignements recueillis soit par Gilbert Flam, soit par ses collaborateurs, le but était de mettre en cause le président à travers l'existence d'un compte bancaire qu'il possédait dans une banque japonaise. […] Il est indiqué sur les documents que vous avez saisis à mon domicile que ce compte a été ouvert à la Tokyo Sowa Bank et a été crédité d'une somme totale évaluée par les services de la DGSE à 300 millions de francs.»
Quelques informations, autant de démentis et beaucoup de bruit plus tard, c'est à ce compte putatif que le présent ouvrage est tout entier consacré. Et il vient apporter une lumière décisive sur bien des aspects liés à la mention de son existence par le général Rondot.
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