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Quatre « mules » arrêtées pour escroquerie via Paypal

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On les appelle des mules. Leur rôle : servir d'intermédiaire dans des affaires de détournement d'argent. Quatre de ces mules ont été interpellées et placées sous contrôle judiciaire dans le cadre d'une affaire mise au jour ce lundi 6 mai par la brigade financière de la sureté départementale de l'Hérault.
Originaires de Montpellier, Toulouse, Valenciennes et Rennes, ces quatre internautes étaient au coeur d'une escroquerie ciblant des comptes Paypal, le système de paiement en ligne d'eBay. Ils sont accusés d'« escroquerie en bande organisée » et de « recel d'escroquerie en bande organisée ». Leur complice, un pirate de 17 ans, vivrait actuellement à Tunis. Ensemble, ils ont escroqué dix-neuf internautes français, pour un butin total approchant les 20 000 euros. Mais les enquêteurs parlent d'au moins 10 000 autres victimes potentielles. Le mode opératoire de ce petit réseau est aujourd'hui un grand classique. Première étape : le piratage de comptes Paypal. Pour cela, le jeune Tunisien faisait appel à la méthode traditionnelle du phishing  : il diffusait des courriels aux couleurs de Paypal France afin d'intercepter les données de connexion des internautes qui se laissaient berner.
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La France informe l’Algérie sur un blanchiment d’argent

Les autorités algériennes ont été informées par leurs homologues françaises de cette affaire de blanchiment d’argent dans laquelle une douzaine de personnes sont accusées, dont le P-DG de l’ex-BCIA et trois de ses enfants. C’est sur la base de ces informations fournies par les autorités françaises qu’une enquête préliminaire a été menée en Algérie. Les informations fournies par les autorités françaises, des membres de la famille Kharroubi, ont tenté de blanchir de l’argent en tentant de transférer des sommes d’argent en devises de l’ex-BCIA, après la décision de la dissolution de cette banque, vers d’autres banques françaises.
Les autorités françaises évoquaient des « opérations financières douteuses sur le sol français ». C’est ainsi, et selon ces informations, K.K., fille du P-DG de l’ex-BCIA, a tenté d’ouvrir un compte bancaire auprès de Ing bank à Paris, avec tentative de dépôt de deux chèques, l’un d’une valeur de 200 000 euros, comptabilisé sur un compte bancaire au nom de l’ex-BCIA ouvert auprès de cette banque, et le deuxième d’une valeur de 376 530 euros, appartenant à un compte ouvert auprès de la banque Bia, à Paris. La banque française a refusé la demande de cette fille du P-DG de l’ex-BCIA, relative à l’ouverture de ce compte bancaire...
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Prêts illégaux, blanchiment : le phénomène engendre une nouvelle criminalité

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Bridge ou dames la journée, poker le soir. De plus en plus fréquemment, de paisibles clubs se transforment en cercles de poker illicites, attirés par les gains d'argent facile. En 2006 et 2007, la police a interpellé les responsables de deux clubs de bridge, l'un à Paris l'autre à Toulouse. Mais le plus souvent encore, ce sont les arrière-salles de café que les joueurs investissent, particulièrement dans la région parisienne et le sud de la France, de Marseille à Perpignan.
"On fait croire que c'est une partie entre amis, pour l'apéro, soupire Jean-Pierre Alezra, sous-directeur des courses et jeux à la direction centrale des renseignements généraux (RG). Résultat : le vrai cercle de jeu clandestin, le tripot, renaît."
Le jeu de hasard d'argent, interdit, peut être puni de trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende. Devant la déferlante qui a malgré tout balaye l'Hexagone, la police des jeux, quasi-monopole des RG, a rédigé plusieurs notes sur la "pokermania" à l'intention du ministère de l'intérieur afin de sensibiliser les pouvoirs publics sur le sujet. C'est elle qui a plaidé pour l'ouverture, en juillet 2007, de "poker rooms" dans les casinos en dur dans l'espoir d'endiguer le phénomène et mieux le contrôler. En vain.
Les tentatives de la police pour lutter contre la médiatisation du jeu, notamment en arrêtant des opérations de sponsoring, se sont heurtées au succès grandissant des émissions de télévision où les "people" tiennent les premiers rangs. "Cela a déclenché un phénomène de starisation des joueurs avec l'aspect vie facile, grands hôtels, et du coup, on en oublie l'aspect juridique", proteste M. Alezra. Par exemple le chanteur Patrick Bruel, grand promoteur du poker, décrit comme un "immense artiste" par Patrick Partouche, patron des casinos du même nom, n'est pas le plus populaire chez les RG...
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L'ex-PDG de Smoby mis en examen pour abus de biens sociaux et blanchiment

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L'ancien PDG et petit-fils du fondateur du fabricant de jouets Smoby-Majorette, Jean-Christophe Breuil, mis en examen pour abus de bien sociaux et blanchiment en bande organisée, a été placé en détention, a-t-on appris jeudi soir auprès de ses avocats.
Le juge des libertés Olivier Clerc a demandé sa mise en détention provisoire, a-t-on appris à 22h30 auprès de la juridiction inter-régionale spécialisée (JIRS) de Nancy, où il était entendu, et de ses avocats. "La mise en détention a été prononcée. Cette détention n'est pas justifiée. Elle sert les besoins de l'instruction. Mais celle-ci peut se dérouler sans que M. Breuil soit en mis en détention", ont déclaré à l'AFP Mes Annie David et Alain Ribeyre.
"Dès demain, il fera appel de l'ordonnance qui l'a mis en détention", ont-ils précisé.
la suite sur l'Afp google

Un rapport ministériel déplore l’inefficacité de la lutte contre le blanchiment

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Une enquête très critique sur le dispositif français de lutte contre le blanchiment de l’argent du crime vient d’être réalisée par trois chercheurs du CNRS, Gilles Favarel Garrigues, Thierry Godefroy et Pierre Lascoumes. Intitulé «Les banques sentinelles de l’anti-blanchiment», ce rapport se base sur une soixantaine d’entretiens avec les responsables de ce secteur au sein des grandes banques, des services de police concernés et du ministère de la Justice.
Tous ces acteurs dénoncent l’échec du système de lutte contre le blanchiment. Les banquiers critiquent l’absence de suivi de leurs «déclarations de soupçons» qu’ils transmettent à Tracfin, la cellule du ministère des Finances, dès qu’un mouvement bancaire leur semble suspect : sur 11 500 déclarations adressées à Tracfin en 2005, seulement 400 ont été transmises à la justice, les responsables bancaires déplorant «l’absence de moyens de Tracfin» et même son «incompétence». Quant aux magistrats et aux policiers, ils dénoncent «l’inutilité» des informations transmises par les banques, qui sont trop tardives et portent, dans la plupart des cas, sur de petites sociétés éloignées des réseaux criminels.
Ce rapport, financé par le Ministère de la Justice et le CNRS, révèle aussi l’échec des enquêtes sur le financement du terrorisme. Selon les magistrats et les policiers interrogés, sur la centaine d’affaires en cours, aucune n’a encore abouti. «Nous sommes en retard par rapport à ce qui se fait dans des pays tels que la Grande Bretagne, les Pays Bas et la Belgique», regrette l’un d’eux.
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Les rouages du blanchiment d'argent

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L’affaire Clearstream rappelle que le blanchiment d’argent est toujours pratiqué avec envergure dans le monde entier par des entreprises, des individus, des politiques et des organisations criminelles.

Les rouages sont méconnus par le grand public qui pense toujours aux paradis fiscaux comme apanage des truands et services secrets. Pourtant, les individus et les entreprises, petites ou grandes, forment un bloc majoritaire dans l’utilisation des paradis fiscaux. Tentative d'explication.

Le prélavage
Tout d’abord, il faut disposer d’un ou plusieurs comptes dans un ou plusieurs paradis fiscaux. Ensuite, l’opération de prélavage consiste à déposer de l’argent liquide sur le compte offshore afin de faire rentrer ces capitaux dans le système financier.

Le lavage
Le montage consiste à effectuer des virements depuis une société hébergée dans un pays taxé vers de multiples sociétés écrans hébergées dans des paradis fiscaux. À plus petite échelle, une société peut effectuer une commande à un prestataire offshore. La prestation est surfacturée et la différence est rendue en espèces moins une commission dégressive en fonction du montant.

Le recyclage
Il s’agit de réintroduire des fonds, hébergés dans un paradis fiscal, dans le système économique légitime. Cette opération suit l’opération de prélavage ou lavage. C’est par le biais d’acquisitions immobilières ou financières et de création ou d’achat d’entreprises que l’argent réintègre des activités économiques légitimes. Alternativement, les jeux d’argent, les antiquités, les tickets gagnants de courses de chevaux, ou  encore de loterie, et les cartes bancaires de d’établissement financiers offshore sont autant de moyens d’introduction illégale de capitaux dans l’économie légitime.

D’après le Fonds Monétaire International (F.M.I), le phénomène du blanchiment d’argent représente entre 2 et 5% du Produit Intérieur Brut (P.I.B) mondial. De plus, la moitié des flux de capitaux, estimés entre 600 et 1500 milliards de dollars, transite par les paradis fiscaux


Les moyens de lutte contre le blanchiment d’argent sont intensifiés à la suite des attentats du 11 Septembre. La plupart des paradis fiscaux ont accepté de prendre certains engagements en matière de coopération, mais cela concerne surtout les affaires liés au terrorisme, trafic de drogue, prostitution et vente d’armes. Ainsi, le laxisme reste toutefois de mise pour la vaste majorité des transactions illégales qui restent opaques pour la justice des pays sources. L’autre moyen de lutte est une certaine tendance à l’attractivité fiscale de la part des grandes nations afin d’endiguer l’évasion de capitaux.

Au final, le paradis fiscal reste un pivot de la mondialisation libérale. En effet, l’argent sale doit être recyclé afin de profiter au système économique mondial. Malgré les effets d’annonce, le laxisme envers ces territoires juridiquement singuliers n’est pas près de s’arrêter.
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Les rouages du blanchiment d'argent

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L’affaire Clearstream rappelle que le blanchiment d’argent est toujours pratiqué avec envergure dans le monde entier par des entreprises, des individus, des politiques et des organisations criminelles.
Les rouages sont méconnus par le grand public qui pense toujours aux paradis fiscaux comme apanage des truands et services secrets. Pourtant, les individus et les entreprises, petites ou grandes, forment un bloc majoritaire dans l’utilisation des paradis fiscaux. Tentative d'explication.
Un paradis fiscal ou plateforme offshore est un territoire qui jouit primairement d’une fiscalité alléchante et du secret bancaire. Dans « Les paradis fiscaux », Grégoire Duhamel définit le paradis fiscal selon les critères suivants : existence de comptes à numéro, secret bancaire, absence de taxe à valeur ajoutée, importance des banques et établissements financiers, avantages fiscaux, existence de sociétés écrans.
Il est mondialement recensé entre 60 et 100 paradis fiscaux, dont la plupart sont concentrés en Europe et Amérique Centrale. Les paradis fiscaux sont apparus avec les ports libres de la Grèce Antique, mais c’est le phénomène de la mondialisation au XXème siècle qui a multiplié ces petits Etats fiscalement avantageux. Ces micros territoires ont sauté sur le filon de la législation fiscale inexistante ou faible afin d’attirer de gros capitaux étrangers et générer des revenus autrement difficiles à trouver. Les grandes nations ne sont pas innocentes dans la multiplication des paradis fiscaux puisque la majorité de ces derniers sont toujours sous tutelle d’une grande puissance. Par exemple, Andorre et Monaco sont liés à la France ; Gibraltar, Jersey, l'Irlande et l'Ile de Man sont liés au Royaume-Uni ; Les Bahamas et les Bermudes sont liés aux Etats-Unis. Il existe donc un consensus international au niveau des instances politiques et financières afin de laisser les paradis fiscaux exister et se développer. ...
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Cercle Concorde : un ex-officier de gendarmerie en garde à vue

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Paul Barril, un ex-officier de gendarmerie, est en garde-à-vue à Marseille depuis jeudi, a-t-on appris dimanche 23 décembre de source proche de l'enquête. Cette garde à vue a lieu dans le cadre de l'enquête sur une affaire de blanchiment présumé au sein du cercle de jeux parisien Concorde.
Le capitaine Paul Barril est mis en cause par l'une des personnes déjà écrouées dans cette affaire. Cette personne l'a mentionné comme appartenant à un système de protection mis en place autour du cercle Concorde. Cette même source précise que Paul Barril dit n'avoir rien à voir dans cette affaire et se plaint d'être mis en cause à tort.
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Coup de filet contre le blanchiment à Marseille

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Une vingtaine de personnes dont Roland Cassone, considéré comme un des grands parrains du sud de la France, ont été interpellées lors d'un vaste coup de filet contre le blanchiment d'argent à Paris, Ajaccio et Marseille, a-t-on appris jeudi de sources proches de l'enquête.
M. Cassone, 63 ans, présenté par les policiers comme une figure de la génération des parrains marseillais comme Francis le Belge ou Jacky Imbert dit "Le Mat", a été placé en garde à vue à Marseille mercredi soir. Dans les affaires de criminalité organisée, les gardes à vue peuvent durer 96 heures.
L'opération, toujours en cours, a été lancée en début de semaine contre un cercle de jeu parisien, le Concorde, dans le 9e arrondissement, soupçonné d'être au coeur d'un réseau de blanchiment de fonds criminels. Plus de 600.000 euros ont été saisis lors de perquisitions
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Blanchiment : le barreau contre la "délation"

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La directive européenne sur la lutte contre le blanchiment du 26 octobre 2005 devrait bientôt obliger les avocats à dénoncer leurs clients auprès des autorités financières en cas de soupçon. Christian Charrière-Bournazel, bâtonnier du barreau de Paris à partir du 1er janvier 2008, a entamé un mouvement de résistance contre la transposition du texte en France, qui doit être votée avant le 15 décembre.
Le texte oblige, en effet, les avocats sollicités en cas de transaction immobilière ou de création de société à dénoncer leurs clients dès qu'ils soupçonnent que les sommes engagées au-delà de 8.000 euros seraient susceptibles de provenir d'une opération de blanchiment. Et le client dénoncé n'est absolument pas informé de la délation.
Christian Charrière-Bournazel appelle donc ses confrères à la désobéissance dès que cette directive sera transposée en France.
Contacté par nouvelobs.com, le futur bâtonnier a expliqué avoir écrit le 29 novembre à 20.000 de ses confrères pour les alerter d'une situation qui "menace l'indépendance des avocats".