Les banques canadiennes éludent des milliards de dollars en impôts
01 juin 2008
Les cinq plus grandes banques canadiennes ont éludé pas moins de 16 milliards $ en impôts sur une période de 15 ans par le biais de leurs filiales situées dans des pays où les taux d'imposition sont inférieurs à ceux en vigueur au Canada, conclut Léo-Paul Lauzon, titulaire de la Chaire d'études socio-économiques de l'UQAM.
Pour en arriver à cette conclusion, M. Lauzon et son équipe ont fouillé les rapports annuels des cinq plus grandes banques au pays - Royale, TD, Scotia, de Montréal et CIBC - pour les années allant de 1993 à 2007 et y ont constaté l'existence d'au moins 89 filiales bancaires se trouvant dans des paradis fiscaux.
M. Lauzon reconnaît que ces activités bancaires se font "au su et au vu des gouvernements fédéral et provinciaux", et qu'"on ne peut pas dire qu'elles sont illégales au strict plan juridique". A ses yeux toutefois, il s'agit de fraudes fiscales qui hypothèquent l'équité fiscale au pays et met en péril le maintien des programmes sociaux et des biens collectifs.
Pour la période de 2004-2006, le professeur Lauzon évalue que les banques canadiennes ont éludé 4 milliards $ d'impôts grâce à leurs centres financiers offshore, soit près de 30 pour cent de leur charge totale d'impôts sur le revenu.
En comparaison, il a établi que la banque américaine Bank of America a payé pour les trois mêmes années pratiquement le double en impôts sur le revenu que l'ensemble des cinq plus grandes banques canadiennes, soit 25,5 milliards $ contre 13,6 milliards $....
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Pour en arriver à cette conclusion, M. Lauzon et son équipe ont fouillé les rapports annuels des cinq plus grandes banques au pays - Royale, TD, Scotia, de Montréal et CIBC - pour les années allant de 1993 à 2007 et y ont constaté l'existence d'au moins 89 filiales bancaires se trouvant dans des paradis fiscaux.
M. Lauzon reconnaît que ces activités bancaires se font "au su et au vu des gouvernements fédéral et provinciaux", et qu'"on ne peut pas dire qu'elles sont illégales au strict plan juridique". A ses yeux toutefois, il s'agit de fraudes fiscales qui hypothèquent l'équité fiscale au pays et met en péril le maintien des programmes sociaux et des biens collectifs.
Pour la période de 2004-2006, le professeur Lauzon évalue que les banques canadiennes ont éludé 4 milliards $ d'impôts grâce à leurs centres financiers offshore, soit près de 30 pour cent de leur charge totale d'impôts sur le revenu.
En comparaison, il a établi que la banque américaine Bank of America a payé pour les trois mêmes années pratiquement le double en impôts sur le revenu que l'ensemble des cinq plus grandes banques canadiennes, soit 25,5 milliards $ contre 13,6 milliards $....
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Hausse de 75% de la récupération fiscale en cinq ans
13 avril 2008

Au 29 février dernier, soit un mois avant la fin de l’année budgétaire 2007-2008, cette somme atteignait 2,1 milliards $, se félicitait cette semaine le ministre Jean-Marc Fournier. Elle avait rapporté 1,9 milliard $ l’an dernier. Depuis cinq ans, les fruits de la vigilance du fisc ont augmenté de 75 %, puisqu’ils étaient de 1,2 milliard $ encore en 2002-2003. Il faut dire que Revenu Québec a considérablement augmenté depuis quelques années son effectif dévolu à la récupération fiscale. Le ministère y affecte aujourd’hui l’équivalent de 2600 personnes, soit 400 de plus qu’en 2004. «Il y a une augmentation de personnel, mais regardez les résultats que ça donne», de lancer le ministre du Revenu en commission parlementaire jeudi. La récupération fiscale est le total des recettes obtenues en passant au crible les déclarations des contribuables, commerces et entreprises, ainsi qu’en menant des opérations contre l’évasion fiscale et le travail au noir. On y comptabilise donc autant les fruits des «recotisations» sur la foi d’erreurs ou de cachotteries au fisc que des fraudes d’envergure. Le ministre Fournier souligne que 77 % de la récupération totale provient des entreprises, et 23 % des particuliers. «Nous ne pouvons pas répéter que le Revenu s’en prend toujours aux petits particuliers», insiste-t-il.
source cyberpresse
Fraude : prévenir au lieu de guérir
07 mars 2008

Les investisseurs doivent connaître les outils qui sont à leur disposition en matière de détection des fraudes potentielles. Le site de l’AMF permet entre autres d’accéder à la liste de tous les professionnels en valeurs mobilières enregistrés auprès de l’Autorité. Ils doivent également être avertis que tout produit financier qui n’a pas de prospectus ne devrait pas être acheté, même si on prévoit que ce document sera produit dans les plus brefs délais. Ils ne devraient pas non plus acheter des titres sur la base « d’informations privilégiées » puisque ces renseignements sont généralement faux et ce genre d’achat est illégal. Vos clients ne devraient pas non plus hésiter à demander une deuxième opinion, même si elle provient d’une personne bien connue. Internet doit finalement être utilisé comme un outil complémentaire aux services d’un planificateur financier et non comme source principale et unique de renseignements. Le mois de mars est le mois officiel de la prévention de la fraude fiscale, les investisseurs peuvent en savoir plus en visitant le site de l'AMF
source finance-investissement
De la générosité des fondations
21 décembre 2007

source
S'opposer à l'évasion fiscale et au travail au noir
21 décembre 2007

- Payez par chèque, carte de crédit ou carte de débit afin de laisser des traces de vos transactions. Vous incitez de cette façon les commerçants à verser au fisc les taxes qu'ils perçoivent sur vos achats et à déclarer tous leurs revenus.
- Choisissez des entrepreneurs titulaires d'une licence pour faire effectuer vos travaux de construction ou de rénovation.
- Assurez-vous d'obtenir un contrat écrit avant d'entreprendre vos travaux. Vous vous protégez ainsi d'éventuels problèmes, tel le non-respect des garanties.
- Exigez des factures. Vous incitez de cette façon le commerçant à déclarer tous ses revenus. De plus, la facture est une preuve qu'une transaction a bel et bien été effectuée. Elle met en quelque sorte sous garantie les biens ou les services que vous avez acquis.
- Payez les taxes dues sur vos achats.
- Déclarez la totalité de vos revenus et payez votre juste part d'impôt. Vous respectez ainsi le principe de base de notre régime fiscal.
Le crime en col blanc: à l'heure des escrocs financiers
16 décembre 2007

L’escroc financier comme on le connait aujourd’hui aurait été progressivement démasqué dans les années 30. Moment où un criminologue américain, Edwin Sutherland, s’est attaqué à l’élite, la crapule de haute société qui pratique le crime de col blanc. Pour la première fois, on a alors montré du doigt une tare toujours dissimulée : la magouille est grimpante et l’escroc déjà riche se remplit les poches par tous les moyens. Lésiner sur la qualité, mentir sur la quantité, on cache de l’argent par-ci, par-là, bref, tout ce qui a coloré l’actualité économique des dernières années, voire de la dernière semaine. Conclusion : le bandit ne s’épanouirait pas mieux en 2000 qu’en 1950. «La différence avec cette époque, c’est qu’aujourd’hui la fraude se démocratise.... (extrait)
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