16 janvier 2008

Coup dur pour les bourses mondiales. Le CAC 40 a reculé mardi de 2,83% pour retomber à son plus bas niveau depuis le mois d'août quand la Bourse de Londres a plongé de 3,06% et celle de Francfort de 2,14%. Madrid a cédé 3,37%, Milan 2,30%, Amsterdam 2,93%, la Bourse suisse 2,68%, Stockholm 3,56% et Varsovie 4,33%. Vers 17h (18h heure française), la Bourse de New York reculait nettement aussi, le Dow Jones abandonnant 1,71% et le Nasdaq 2,03%. Plus tôt dans la journée, la Bourse de Hong Kong avait terminé en chute de 2,38%. «Les raisons, c'est un mélange de chiffres macro-économiques épouvantables, des nouvelles de sociétés très négatives et des retraits brutaux du marché. Je vois presque des réactions de panique. De toute façon les fondamentaux sont oubliés depuis longtemps», a expliqué un vendeur d'actions parisien. Parmi les statistiques économiques publiées mardi, les investisseurs se sont inquiétés d'une avancée de 0,4% en novembre des stocks des entreprises aux Etats-Unis par rapport à octobre, et du recul de 0,9% des ventes des chaînes de magasins aux Etats-Unis lors de la semaine du 7 au 12 janvier. Cela témoigne d'un ralentissement de la demande aux Etats-Unis, la première économie mondiale. La déprime a également été alimentée par un entretien de l'ancien président de la Réserve Fédérale (Fed) Alan Greenspan au «Wall Street Journal», affirmant que les Etats-Unis étaient déjà entrés en récession. «Clairement, les symptômes sont là. Les récessions n'arrivent pas doucement. Elles se signalent généralement par une discontinuité sur le marché, et il est tout à fait possible de décrire ainsi les chiffres des dernières semaines», a déclaré celui dont la voix reste très écoutée sur les marchés financiers, après 18 ans à la tête de la Fed.
source27 novembre 2007
Vous croyez peut-être que l’argent est créé par le gouvernement. Et bien, rien n’est plus faux.
Après avoir discuter avec certaines personnes, dont certains banquiers, à propos de la fraude qu’est le système bancaire à réserve fractionnelle et m’être vu répondre en premier lieu que « c’était normal », je me suis rendu compte que si même les banquiers ne voient pas l’ampleur de la fraude à moins d’être présenté avec un exemple vraiment flagrant, je ne peux pas m’attendre à ce que tout le monde puisse voir la fraude pour ce qu’elle est sans que je donne un exemple vraiment flagrant. Donc, avant de procéder à la partie III de la série (à propos de l’inflation et des cycles économiques), je vais rajouter une introduction (le présent billet) à la partie I, qui sera simplement un exemple flagrant, un exemple presque caricatural : l’exemple du Canada.
Mais avant il convient de reprendre, en quelques mots l’analogie de l’île. Admettons qu’une dizaine de personnes décident de s’établir sur une île déserte afin de bâtir une communauté. Ils sont arrivés avec beaucoup de matériel pour construire leur île mais qu’avec très peux d’argent : seulement la monnaie qui s’adonnait à se trouver dans leur portefeuille. Ils réalisent donc très vite qu’ils vont devoir créer de l’argent afin de satisfaire à leurs échanges économiques.
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