La Suisse doit conserver son secret bancaire
08 avril 2008 - suisse

"Il est (...) difficilement compréhensible que la Suisse et sa place financière fassent l'objet de critiques aussi acerbes et ciblées de la part des autorités allemandes", a lancé le secrétaire général de l'ABPS Michel Dérobert, cité dans un communiqué. L'association, qui regroupe 14 établissements et quelque 5000 salariés, estime que les banques suisses ne doivent pas appliquer des principes différents pour les clients suisses et étrangers, rejetant la proposition de l'ancien ministre allemand des Finances, Hans Eichel, de refuser le principe du secret bancaire aux ressortissants allemands. "Jamais on n'a vu un Etat appliquer sur son territoire les lois d'un pays étranger", a estimé M. Dérobert, ajoutant que cela "conduirait au chaos et à l'insécurité juridique". L'ABPS note également que la Suisse a adhéré en 2005 à la directive européenne sur la fiscalité de l'épargne. Cet accord bilatéral entre la Confédération et Bruxelles prévoit une retenue d'impôt sur les intérêts perçus par les citoyens de l'Union européenne sur des comptes en Suisse, dont les trois quarts sont reversés au pays de domicile des détenteurs du compte. Dans le cadre de cet accord, la Suisse a reversé en 2006 environ 500 millions de francs suisses, note l'association. Selon M. Dérobert, "il s'agit de la souveraineté et de la capacité à se faire respecter par ses partenaires européens. Toute autre attitude serait fatale", a-t-il poursuivi. La Suisse est son système bancaire se retrouvent dans le collimateur des pays européens, depuis qu'une enquête a été lancée en Allemagne sur un millier de contribuables soupçonnés d'avoir contourné le fisc avec des placements au Liechtenstein voisin.
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